Top 10 des séries policières, partie 2

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Comme promis, voici donc la suite de mon top 10 des séries policières.

4- Chicago PD: Dernier bébé de Dick Wolf (à qui l’on doit New York Unité spéciale et cie) qui, comme d’habitude, a fait bien fort. Cette série raconte le quotidien de la police judiciaire du district 21 de Chicago, comme son nom l’indique. Le sergent Hank Voight est responsable de l’unité des crimes violents, appelée en renfort sur les affaires sur lesquelles les collègues rament un peu. Ce sergent aux méthodes coup de poing et au caractère bien trempé est accompagné de toute une équipe de personnages tous plus complexes les uns que les autres: ancien taulard, ex-junkie, jeune recrue fraichement sortie de l’académie, etc… Bien évidemment, on marche à fond à chaque épisode!

5- Luther: L’un de mes derniers coups de cœur! Je me demande même comment j’ai pu passer à côté de cette série (désormais terminée). En fait, elle n’a été diffusée que sur France Ô, pour je ne sais quelle raison (mais le fait que le personnage principal soit noir me semble une piste plausible au vu de ce qu’on peut observer dans les séries…). Bref, passons aux choses intéressantes. Luther est un brillant inspecteur de la criminelle hanté par une flopée de démons intérieurs qui ne semblent pas décidés à le lâcher. Pour ne rien gâcher, il se lie d’amitié avec une meurtrière complétement insensible aux émotions. Le coup du flic torturé et de la criminelle prête à l’aider vous semble familier? Certes. Mais là, ça marche à fond. La série est extrêmement bien écrite. L’ambiance noire, le jeu de l’acteur principal et le style de l’auteur (Neil Cross, auteur de polars) complètent le tableau parfaitement. Les deux premières saisons ne comportent que 6 épisodes chacune et la saison 3 n’en compte que 4. Prévoyez donc un bon gros week end pour avaler l’intégralité de cette petite pépite passée injustement inaperçue.

6- The Blacklist. Là encore, je suis passée à côté de cette très bonne série (diffusée sur TF1 actuellement je crois). Raymond Reddington, l’un des criminels les plus recherchés se rend au FBI. Il promet de leur livrer certains des criminels les plus violents qu’il connaisse à la condition unique de travailler avec Elizabeth Keen, une jeune diplômée de l’académie avec qui il n’a à priori aucun rapport. Une enquête toujours plus surprenante à chaque épisode et en prime, le mystère du choix de Liz par Reddington font de cette série une vraie réussite. Je viens de terminer les 22 épisodes de la saison 1 en quelques jours et je n’ai qu’une envie: commencer la saison 2 (oui, mais avant, j’ai encore 4 séries à approfondir pour la fin de ce top 10)!

 

Et vous, vous avez vu l’une de ces séries?

 

 

A suivre: les quatre dernières séries que je vous ai sélectionnées!

Le roi disait que j’étais diable, de Clara Dupont-monod

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Paru à la rentrée 2014, Le roi disait que j’étais diable de Clara Dupont-Monod m’a tout d’abord attiré par son personnage principal: Aliénor d’Aquitaine. C’est l’un des personnages historiques qui me fascine le plus. Lorsque Price Minister m’a proposé la liste des livres pour son challenge, j’ai donc de suite sauté sur l’occasion de le lire.

La jeune, la fougueuse, l’indomptable Aliénor du duché d’Aquitaine est donnée en mariage au futur roi Louis VII. Louis, ancien élève prêtre, se retrouve propulsé à la fois sur un trône de France trop grand pour lui ainsi que dans un mariage bancal au sein duquel il ne cessera d’essayer de trouver sa place.

Il suffit d’avoir quelques bases d’histoire pour savoir que ce roman n’est pas une merveilleuse histoire d’amour (Aliénor a réussi à faire annuler son mariage et à devenir reine d’Angleterre). Clara Dupont-Monod nous conte ici le face à face entre ces deux personnages que tout oppose, unis par les liens sacrés du mariage (et les magouilles familiales accessoirement…). Alternant successivement les narrations d’Aliénor et celle de Louis, le roman ne laisse la place à un tiers personnage qu’à la fin, pour raconter les derniers mois du couple. A aucun moment, l’avis d’une autre personne n’est étayée dans ce roman, pas même celui de Pétronille, sœur d’Aliénor, ni celui des conseillers de Louis.

J’ai apprécié cet affrontement entre les personnages et leurs destins. Le choix qu’a fait Clara Dupont-Monod de ne laisser la parole qu’à ces deux protagonistes montrent bien toute la tension qui règne dans ce couple. Par inversion, la chambre à coucher se retrouve champs de bataille et Aliénor, maître de guerre. J’ai beaucoup aimé le fait de mettre en avant ce personnage trop souvent délaissé par l’histoire française, qui crée une rupture dans l’image des femmes à l’époque médiévale que l’on peut garder de nos livres de cours.

Au final, ce que l’auteur nous livre dans Le roi disait que j’étais diable, n’est pas un roman historique, mais bel et bien un roman incroyablement moderne décrivant le déchirement d’un couple que tout oppose.

Je donnerai un bon gros 4/5 à ce livre!

 

 

Ma précédente chronique pour le challenge Price Minister se trouve ici!

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